Le gouvernement de la rupture est de nouveau confronté à des vagues de protestations de la part des conducteurs et de l'association des consommateurs. Des contestations qui sont dues à une mesure de hausse des prix des postes de péages sur l'étendue du territoire national.

Aller progressivement à une multiplication par quatre des taxes qui sont perçus auparavant à chaque poste de péages. Tel est l’actuel objectif du gouvernement avec à sa tête le président de la République SEM Patrice Talon, dont la plupart des actions sont de plus en plus contestées non seulement de la part des citoyens, mais aussi par des hommes politiques et les membres de la société civile.

Par cette nouvelle mesure rendue publique à travers le communiqué référencé 2847/MIT/DC/SGM/DGI/FR/SA du Ministère des Infrastructures et des Transports, le gouvernement entend passer à un entretien un peu plus soigné de voies du pays. Puisque selon les dires des dirigeants, les routes ne sont plus entretenues depuis 2013 et pire, on assiste à un vol permanent au niveau de ces postes de péages. C’est donc pour pallier à ce fait que le gouvernement veut imposer ces nouvelles taxes tout en renforçant tout le système en vue d’une gestion bien éclairée.

La réaction du Directeur Général des infrastructures

Comme tout le monde pouvait s’y attendre, c’est avec allégresse que Directeur Général des infrastructures Jacques AYADJI est venu défendre cette nouvelle mesure du gouvernement sur les ondes de radio Tokpa.

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Selon les dires de ce dernier, Patrice Talon rentre progressivement dans un système d'automatisation de ces péages. Ceci dans le but de limiter les vols qui sont constatés au niveau de ces postes.

A titre d’exemple, Jacques Ayadji déclare « Aujourd'hui, au niveau du poste de péage d'Ekpè, on a un système qui compte le nombre de véhicules et ça nous permet d'arrêter les gens et de les renvoyer. La dernière fois, quelqu'un a volé 18.000 FCFA, ce système a permis de mettre la main sur lui. » Mais il ne finit pas sans demander à la population de bien vouloir obéir tout en étant exigeant à son tour. « Il faut nous responsabiliser à cent pour-cent. En plus de ça, chaque citoyen a le devoir de préserver les infrastructures » a-t-il conclu.

La réaction de la voix des consommateurs

Par ailleurs, les associations de consommateurs et les conducteurs qui empruntent ces différentes voies ne sont pas d’accord avec le gouvernement pour cette décision. Cela, ils le témoignent clairement. La preuve, l’association ‘’ La Voix des Consommateurs ‘’ par le biais de son président Robin Accrombessi a fait sorti un communiqué.

Dans ce dernier, l’organisme s’interroge sur les fins des fonds qui sont prises à ces postes de péages. C’est donc pour rester dans sur sa position de désapprobation de la décision qu’il déclare « La Voix des Consommateurs attire l'attention de nos concitoyens-consommateurs sur ce qu'elle n'a jamais été impliquée dans une quelconque perfidie contre le peuple béninois… » Discours qu’il continue en saluant le désir des dirigeants de vouloir renflouer les caisses de l'Etat, tout en exigeant le point financier des péages qui ont déjà été collectés sur tous les axes routiers jusqu'à la date actuelle.

Puisque selon lui, la Redevabilité vis-à-vis des citoyens-consommateurs et bonne gouvernance y oblige. A quoi veulent servir spécifiquement ces fonds ? Combien de décideurs paient les péages ? Autant de questions qui méritent sans doute des réponses de la part du gouvernement et son chef Patrice Talon selon Robin Accrombessi.