Depuis quasiment 15 ans maintenant, les clubs espagnols dominent l'Europe du Football, remportant de nombreux titres, que ce soit en Champions League ou un Europa League. Les autres clubs n'ont pris que quelques miettes ces dernières années, notamment en Europa League où le FC Séville est le grand champion de la décennie malgré son élimination hier soir face à Prague. Toutefois une question se pose.

Si le FC Séville est si fort en Europa League et, est capable de tenir la route face au Real Madrid ou au Barça, pourquoi n'y arrive-t-il pas en Champions League ?

Un effectif en constant changement

Le problème numéro 1 qui se pose à Séville depuis plusieurs années, c'est son changement permanent de joueurs ou d'entraîneurs.

En effet, la perte de grands joueurs ou coachs, entraîne forcément un changement.

Une adaptation qui prend du temps quand en Liga notamment, les deux monstres prennent une avance significative. Se passer, par exemple ces dernières années, de Rakitic, Vitolo ou encore Sampaoli au poste d'entraîneur, relève d'enlever ses meilleures chances de succès.

En tant que grand club en Espagne, le FC Séville ne peine pas autant que certains clubs à retrouver une certaine stabilité, une énième star ou manière de jouer, mais prend finalement énormément de retard.

Et ce cycle vicieux recommence chaque année. Pas une seule année sans grand changement pour le FC Séville ces dix dernières années, en témoigne le limogeage de Pablo Machin.

Autant dire que si le club est assez régulier au niveau des résultats, il ne l'est clairement pas au sein de sa direction.

Pas encore un grand

Le FC Séville au travers de sa politique prouve, malgré des résultats satisfaisants, qu'il n'est pas encore un grand.

En effet, si sa capacité à revenir à un bon niveau n'est pas à remettre en cause, le club au lieu d'être un véritable rival dans la course de chaque titre, semble plutôt se placer en tant que fournisseur des grands clubs.

Ainsi, Rakitic est parti au Barça tout comme Clément Lenglet, Vitolo à l'Atlético et le club andalou n'a récolté qu'une bonne somme d'argent, qu'il a ensuite injecté dans d'autres bons joueurs afin d'ensuite les revendre.

Un système semblable à celui du FC Porto ou de Monaco, qui eux aussi, sont des clubs, qui peine à briller en Europe et à rentrer dans ce cercle fermé des grands d'Europe malgré un potentiel plus que présent.

Une gestion, à l'image parfois de son jeu, intelligente et fine mais profondément naïve et perméable. En espérant pour les supporters andalous que la donne change lors des prochaines saisons.

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